CHEMIN DU LONG BOULE : Le mot Long est mis pour haut, grand et Boule (alias bour) est la forme wallonne de bouleau. On suppose qu'un grand bouleau y trônait.
Rue Clément GRENIER : Une rue située derrière l'église de Baudour. Négociant en charbon, il était reconnu par les Baudourois comme un bon conseiller communal. Il succéda à Louis ANCIAUX comme bourgmestre du 20 juin 1950 au 08 juin 1953. Il venait d'une famille profondément socialiste. Il dut abandonner ses fonctions pour des raisons de santé.
Rue Louis GOBLET : (1887 - 1941) Homme politique et syndicaliste. Il est un des principaux dirigeants des Mutualités Socialistes du Borinage. Conseillé communal de Baudour début 1921, Il sera, quelques mois plus tard, bourgmestre de la commune jusqu'à son décès en 1941.
Rue de la JOUARDERIE : Se disait Warderie (1318), Gwarderie (1512), était autrefois orthographié Gouarderie. Il s'y tenait un corps de garde tenu par des soldats qui dépendaient de l'autorité militaire. Ils étaient chargés de veiller à l'exécution des ordonnances, de dénoncer les soldats déserteurs, d'arrêter les mendiants, les vagabonds, d'examiner les passe-ports des étrangers et de prêter main-forte aux patrouilles paysannes. Les appréhendés étaient enfermés dans le corps de garde, en attendant d'être emmenés dans les prisons du chef-lieu. Les missions des gardes furent supprimées en 1790 et furent confiées à la gendarmerie.
Rue des BONNIERS : Le bonnier est une ancienne unité de mesure de surface ou agraire qui valait 140 ares ( 1 hectare et 40 ares ). Plus tard le bonnier passera à 100 ares ( 1 hectare ). Elle est prise ici pour un ensemble de nombreuses terres cadastrées.
Rue Louis CATY : Elle est la principale rue de Douvrain ( hameau de Baudour ). Elle tient son nom d'un médecin, professeur d'université et député permanent. Louis CATY sera membre du Comité des Mutualités Socialistes du Borinage et sera directeur de la première clinique de Baudour - Douvrain fondée en 1921.
Rue VERSET : Désiré, Joseph VERSET est né en 1869 au numéro 7 de la rue qui porte son nom. Fils d'un modeste laboureur, il dû quitter l'école à l'âge de onze ans. A quatorze ans, il exerça le métier de terrassier. Sa soif de connaissance et d'aventure le mènera à s'engager pour le CONGO fin 1892, après un poste d'agent de police à Mons. Il arrivera à BASOKO avec le grade de sous-lieutenant et rejoindra les troupes de l'officier commandant Pierre PONTHIER. Souffrant atrocement de dysenterie, il y succomba le 18 octobre 1893 lors de l'attaque des plus meurtriers contre les forces arabes de RUMALIZA.
Rue des Hauts MASYS ou MAZYS : Cette rue se situe du côté de Douvrain. Le masy ou mazy désigne une petite ferme ou maison de campagne tel le "mas" dans le midi. Il y avait à cet endroit plusieurs fermes.
Rue Jules ESCOYEZ : (1917 - 1944) Résistant de la guerre 40-45, né à Baudour. En septembre 1944, lors d'une intervention alliée, Jules Escoyez sera abattu derrière le monument élevé à la mémoire des soldats morts pendant la guerre 14-18 par un gradé allemand place de la Gendarmerie, aujourd'hui renommée place de la Résistance.
Rue du LONGFAULX : ( Long Faulx ou Faux ) Son origine remonte au Hameau du même nom au 15ème siècle. L'étymologie de Faulx vient du hêtre ( Fagus en latin), une espèce d'arbres à feuilles caduques. La rue est située au lieu-dit du Mont Garni.
Rue de la CHAPELLE : En 1768, on construit au milieu de quatre tilleuls une petite chapelle, le long du chemin allant de Mons à Hautrage. Elle sera dédiée à Notre-dame de Pitié.
Rue de CONDE : Ce chemin est très ancien ( 16ème siècle ) et est probablement lié au Prince de Condé.
Rue FOSTY : Le docteur Victor, Emile FOSTY est un des fondateurs de la clinique Louis Caty à Douvrain.
Rue du PARADIS : Le mot Paradis fait référence au lieu où repose les morts ( cimetière ). Une petite rue qui longe les usines LITHOBETON et DELTA PRODUCT.
Rue Louis ANCIAUX : Socialiste très estimé par ses concitoyens. Il a été nommé premier magistrat à la mort de Louis Goblet jusqu'à la nomination d'un nouveau bourgmestre ( en 1941 ) et bourgmestre par intérim après l'abandon en juin 1953, pour raison de santé, de Clément Grenier. Il a été officiellement bourgmestre de décembre 1944 à décembre 1950. Il a également été gestionnaire de la coopérative installée rue Joseph Wauters ( actuellement, rue du Parc ), à côté de la maison du peuple et percepteur de la société locale d'habitations sociales le Bon Logis.
Rue PÊTRE : Après son engagement en 1850 comme comptable à la Manufacture de porcelaine Nicolas Defuisseaux, Alfred Pêtre (1832-1923) débutera, en 1859, une carrière d'industriel avec la création des Manufactures Pêtre & Cie. Il commencera avec une production de produits réfractaires. A partir des années 1870, l'entreprise débutera une production de porcelaine qui fera sa renommée. La société restera florissante jusqu'à la veille de la Première Guerre mondiale.
Egalement homme politique, il sera bourgmestre de 1884 à 1921.
Rue FERRER : Francisco FERRER Guardia (1859-1909) un pédagogue et philosophe catalan, franc-maçon, qui modernisa l'enseignement en fondant les écoles laïques en Espagne. Il fut accusé par le clergé catholique d'être l'investigateur des émeutes antireligieuses de la semaine tragique. Il fut condamné à mort le 9 octobre et exécuté le 13 octobre 1909 malgré une campagne de protestation dans les capitales européennes.
Les socialistes belges, en arrivant au pouvoir dans le Borinage, ont baptisé "rue FERRER" toutes celles où l'on trouvait une école libre.
Rue des POSTES : Au 19ème siècle, le courrier parcourait chaque semaine le trajet de Tournai - Mons en passant par Baudour. Un relais appelé "Auberge de la Clef" était situé chemin des Postes. Le système de transport utilisait des chevaux pour le service des voyageurs ainsi que pour l'acheminement du courrier.
Rue du Pasteur GREGOIRE : Le pasteur Herman Grégoire est arrivé de Cuesmes en 1871 pour évangéliser Douvrain. Il fit construire une église protestante dans le quartier du Temple en 1872. Il se consacrera à protéger une population ouvrière précarisée et attirée par les gisements de phosphate et de chaux, contre un clergé catholique indifférent et un patronat exerçant des pressions sur une population ouvrière attirée par le protestantisme. Grâce à ses compétentes connaissances pour l'herboristerie, Il s'improvisera médecin pour cette classe ouvrière. Il sera fondateur des sociétés de secours mutuels à Baudour et à Cuesmes. En février 1871, conscient de l'importance du volet éducatif, il créa une école à Douvrain.
Rue du TEMPLE : On y trouve au coin de cette rue, le Temple protestant construit en 1872 par le Pasteur Grégoire.
Chemin de QUINCY : Chemin de terre - entrée du village, à gauche de la rue Louis Goblet en remontant vers le centre. Le chemin tire son nom d'un ancien propriétaire d'une parcelle.
Rue des JUIFS : A des origines anciennes et remonte à Guillaume I dit le Bon ( règne de 1304 à 1337 ) qui a garanti une situation juridique plus libérale aux Juifs. En 1337, son fils le comte Guillaume II dit le Hardi ( règne de 1337 à 1345 ) accorde sa protection aux Juifs du Hainaut. Il autorise à de nombreuses familles juives de séjourner dans la région. Voilà pourquoi il existe chez nous de nombreuses rues avec cet odonyme. Au 14ème siècle, le prêt d'argent avec taux d'intérêt était interdit par l'Eglise. Seuls les Juifs jouaient le rôle de banquier.
AlMa.
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